Mathieu Vacon
Journal de la Haute Marne
Publié le 11 février 2004
Le tracé de la déviation
entre Valcourt et Eclaron a été dévoilé lundi. Quelques 7,6 km de voies
nouvelles, dont la plupart à travers bois, sont prévus pour désengorger
le trafic dans le nord du département.
Objectif 2010. Sept ans pour
construire une voie annexe reliant Valcourt et Eclaron, dans le nord
du département. Le tracé a été révélé lundi, à la salle des fêtes d’Eclaron.
La déviation proposera une alternative
à la D 384, sur l’axe entre Saint-Dizier et Troyes. Elle traversera
des zones boisées et sera reliée à la D 185 et à la D 24 (voir la carte).
Premières étapes du chantier, entamées dès cette année : la réalisation
d’un rond-point sur la commune de Valcourt, la reconstruction du tablier
du pont sur le canal d’amenée du Der, et le démarrage des travaux du
giratoire faisant la jonction avec la D 185.
L’actuelle D 2, qui franchit
la côte des Bourguignons, proposera trois voies, dont deux dans le sens
ascendant. Le reste du parcours sera en deux fois une voie. Deux autres
giratoires sortiront de terre : un à Eclaron, l’autre sur la D 24, près
d’Humbécourt. Les objectifs de ces travaux sont de désengorger
le trafic abondant, et de réduire le nombre d’accidents.
Quelques 28 millions d’euros.
A terme, l’ouvrage s’étendra
sur 7,6 km. Mille cent hectares de terrain sont concernés, dont 30 consommés
par la déviation. La moitié de la superficie globale concerne des exploitations
agricoles, l’autre des espaces boisés humides. Le respect de l’environnement
a donc été pris en compte. Des passages facilitant le transit des batraciens
seront aménagés. Des caissons végétalisables et des fascines seront
installés. Les sites dits sensibles, comme les bassins de la distillerie
d’Eclaron, seront restaurés. La volonté de préserver la faune et la
flore est affichée.
Engagé dès l’année 2000, le
projet de déviation a été déclaré d’utilité publique en mai 2001. Le
financement de l’aménagement s’élève à 28 millions d’euros. Le coût
est partagé entre le département et la région.
Mathieu Vacon